Le signal le plus net de la semaine sur les marchés boursiers africains est venu du pétrole: le Brent a clôturé à 104,05 dollars le baril, en hausse de 2,7% sur la séance et de 2,8% sur la semaine. Ce mouvement a immédiatement renforcé l’attrait des valeurs pétrolières à Lagos, alors qu’il complique l’équation macroéconomique des places importatrices comme Casablanca, Tunis et Nairobi, où la facture énergétique reste un canal direct de pression sur les marges, l’inflation et les devises.
La hausse du brut intervient dans un contexte mondial chargé. Les craintes d’un choc d’offre au Moyen-Orient, le départ annoncé des Émirats arabes unis de l’OPEP et la remontée parallèle du gaz naturel à 2,91 dollars (+5,5%) ont ravivé la prime de risque énergétique. Ce décalage est crucial pour la bourse Afrique aujourd’hui: les marchés exposés à la production d’hydrocarbures peuvent y voir un soutien bénéficiaire, tandis que les économies importatrices subissent un renchérissement de leurs coûts externes.
Key figures
- Brent: 104,05 $/bbl (+2,7% jour, +2,8% semaine)
- USD/NGN: 1.363,18 (+0,26%)
- USD/KES: 129,05 (+0,57%)
- USD/EGP: 52,77 (+0,15%)
- USD/MAD: 9,0956 (-0,49%)
