Le choc pétrolier déclenché par l'escalade militaire au Moyen-Orient a propulsé le Brent à 92,69 dollars le baril (+19,2% en semaine, +8,5% vendredi), créant une divergence spectaculaire entre les trois grandes places boursières d'Afrique du Nord et de l'Ouest. Alors que la Bourse de Casablanca enregistre une performance annuelle négative de -9,28% (MASI à 17 097,54 points), le BRVM affiche une résilience remarquable à +1,7% YTD (composite à 411,44 points), illustrant des sensibilités macroéconomiques distinctes face à la crise énergétique mondiale.
Contexture des marchés : trois régimes, trois trajectoires
La semaine du 2 au 7 mars 2026 a révélé une fragmentation inédite des dynamiques de marché. À Casablanca, le MASI 20, indice phare des grandes capitalisations, a creusé son retard à -12,56% YTD (1 298,99 points), victime de la forte dépendance énergétique du Maroc et de l'exposition du secteur touristique aux risques géopolitiques. Le volume des échanges a néanmoins montré des signes de vie jeudi avec un rebond technique de +4,18% du MASI, salué par Medias24 comme une "belle reprise", avant que la séance de vendredi ne ramène l'indice dans le rouge (-1,46%).
De l'autre côté du Sahara, le BRVM Composite Total Return a clôturé à 158,44 points (+0,09% vendredi), porté par un secteur industriel en forte hausse (+4,69% séance, secteur à 208,79 points) qui compense la chute de l'énergie (-2,01%). Le BRVM-30, référence des grandes valeurs ouest-africaines, affiche un gain annuel de +1,97%, tandis que le segment Prestige progresse de +1,47% YTD à 162,8 points. À Tunis, le TUNINDEX a terminé la semaine à 14 951,24 points (-0,23% vendredi), affichant une volatilité contenue malgré la tension internationale.
Chiffres clés
- Brent : $92,69/bbl (+19,2% hebdo, +8,5% jour)
