Le marché boursier tunisien a terminé la séance du vendredi 27 mars 2026 dans le rouge, avec un TUNINDEX à 15.423,06 points (-0,42%) et un TUNINDEX20 à 6.822,96 points (-0,45%). Le fait marquant de cette fin de semaine tient au contraste entre la faiblesse des grandes capitalisations financières, notamment BIAT à 141,9 TND (-2,1%), et la vigueur de dossiers plus tactiques comme TELNET HOLDING à 7,39 TND (+5,7%). Ce décalage résume bien la bourse Tunis aujourd'hui: un marché ni franchement vendeur ni réellement directionnel, avec 27 valeurs en hausse, 25 en baisse et 23 inchangées sur 75 lignes cotées. Dans un environnement mondial encore dominé par les tensions sur les matières premières et les barrières commerciales, la place de Tunis a surtout réagi aux publications réglementaires du CMF et aux arbitrages sectoriels de fin de semaine.
Key figures
- TUNINDEX: 15.423,06 points (-0,42%)
- TUNINDEX20: 6.822,96 points (-0,45%)
- 27 hausses / 25 baisses / 23 inchangées
- Brent: 103,9 dollars/baril (+4,0% sur la semaine)
- USD/TND: 2,9228 (-0,45%) ; EUR/TND: 3,3706 (-0,56%)
Contexte de marché: un indice sous pression malgré une largeur correcte
La séance du 27 mars ne traduit pas une capitulation généralisée. Avec contre , la largeur de marché est même légèrement positive, ce qui suggère que le recul du a été provoqué par quelques poids lourds plus que par une détérioration uniforme de la cote. C’est un point important pour lire correctement le marché boursier Tunisie: lorsque des valeurs bancaires ou financières de premier plan corrigent de , leur impact indiciel dépasse largement celui de plusieurs petites et moyennes capitalisations en hausse de . Le contexte macro a aussi compté. Le , en baisse de mais en hausse de , reste élevé pour une économie tunisienne importatrice nette d’énergie. Cette configuration entretient la pression sur la facture énergétique, les équilibres budgétaires et, indirectement, sur les anticipations de liquidité domestique. Certes, le dinar s’est apprécié en fin de semaine, avec un et un , ce qui amortit partiellement le choc pétrolier. Mais à plus de le baril, l’effet prix de l’énergie demeure dominant pour la lecture macro locale. Cette toile de fond explique pourquoi les investisseurs ont privilégié les dossiers portés par des catalyseurs spécifiques — publications, reprise de cotation, annonces réglementaires — plutôt qu’un pari large sur l’ensemble du marché. La semaine a d’ailleurs prolongé les thèmes déjà visibles dans , à savoir une cote très sensible aux bancaires et aux flux liés aux communiqués du régulateur.
