Le TUNINDEX a terminé la séance du 24 mars 2026 en territoire négatif à 15 539,44 points, abandonnant 0,29% dans un contexte de volatilité pétrolière marquée par un Brent à 103,52 dollars (+3,6% sur la journée, -4,7% sur la semaine), tandis que le dinar tunisien s'est curieusement raffermi de 0,80% face au dollar à 2,9111 TND, selon les données du Conseil du Marché Financier (CMF). Cette contre-performance de l'indice général intervient alors que les marchés mondiaux des matières premières subissent les contrecoups des barrières commerciales américaines et des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, créant un environnement d'incertitude pour les économies importatrices nettes d'énergie comme la Tunisie.
Une breadth hésitante face aux vents contraires mondiaux
L'indice de référence TUNINDEX20 a suivi une trajectoire similaire, reculant de 0,36% à 6 893,74 points, révélant une prudence sélective des investisseurs sur les valeurs pondérées. La bourse Tunis aujourd'hui affiche une breadth dégradée avec 18 valeurs en hausse contre 21 en baisse et 36 inchangées sur les 75 titres actifs, traduisant un marché sans direction claire malgré le rebond pétrolier international. Ce repli survient paradoxalement alors que les cours du brut récupèrent après leur dégringolade hebdomadaire, soulignant la complexité des anticipations sur le marché boursier Tunisie face aux risques inflationnistes importés.
La résilience de SOTRAPIL, qui a bondi de 5,4% à 27,4 TND, constitue le point lumineux de cette séance morose, portée par les espoirs de relance des projets d'infrastructure publique et des investissements routiers annoncés dans le cadre du budget 2026. Cette société de travaux publics et de construction bénéficie des anticipations de commandes gouvernementales accrues, tandis que le secteur immobilier commercial montre des signes de reprise timide après deux années de compression. À l'inverse, SIPHAT, leader des pertes à -4,5% à 4,26 TND, pâtit des craintes de compression des marges dans le secteur pharmaceutique face à l'inflation des coûts d'importation des matières premières actives, majoritairement réglées en devises.
