Le choc le plus important de la semaine sur les marchés boursiers africains n'est pas venu uniquement du pétrole à 101,78 $ le baril, en hausse de 8,2% sur la séance et de 14,1% sur la semaine. Il est venu de la manière dont ce rebond des matières premières a traversé les devises africaines, modifiant la lecture des performances boursières entre Lagos, Johannesburg, Le Caire, Casablanca, Abidjan, Tunis et Nairobi.
Quand le Brent repasse au-dessus de 100 $, l'effet n'est jamais uniforme en Afrique. Les pays importateurs voient leur facture énergétique et leur pression sur les changes augmenter, tandis que les producteurs d'hydrocarbures ou de métaux peuvent bénéficier d'un soutien sur leurs recettes en devises. Cette semaine, le contraste a été particulièrement net entre un USD/NGN à 1.365,99, en baisse de 1,01%, un USD/ZAR à 16,82, en hausse de 2,19%, et un USD/EGP à 51,25, en progression de 0,51%.
Key figures
- Brent: 101,78 $/bbl, soit +8,2% sur la séance et +14,1% sur la semaine
- USD/ZAR: 16,82, soit une dépréciation du rand de 2,19%
- USD/NGN: 1.365,99, soit une appréciation du naira de 1,01%
- USD/EGP: 51,25, en hausse de 0,51%
- , parité fixe qui amortit la volatilité du dollar
