Le MASI a clôturé à 16 533,58 points lundi 9 mars 2026, enregistrant une baisse significative de 3,30% sur la journée et portant ses pertes depuis le début de l'année à -12,27%. Cette séance négative, où seulement 8 valeurs ont progressé contre 57 en baisse, a été directement impactée par les turbulences des marchés mondiaux des matières premières et des changes, effaçant l'optimisme généré par l'amélioration de la perspective souveraine du Maroc par Moody's.
Contexte de marché
La volatilité globale a frappé de plein fouet la place de Casablanca. L'indice phare MASI 20, qui suit les plus grandes capitalisations, a chuté de 3,63% à 1 251,84 points, tandis que l'indice MASI Mid and Small Cap a reculé de 2,72%. La pression vendeuse a été large, avec une largeur de marché extrêmement faible montrant seulement 11% des valeurs en progression. Cette mauvaise performance contraste fortement avec l'annonce de Moody's, qui a relevé la perspective de la note souveraine du Maroc de « stable » à « positive » tout en maintenant la notation à « Ba1 », selon le communiqué officiel de l'agence.
Impact macroéconomique global
La principale explication de cette correction réside dans l'environnement macroéconomique mondial défavorable pour un pays importateur net d'énergie comme le Maroc. Le Brent brut a clôturé à 97,05 dollars le baril, en hausse de 4,7% sur la journée et de 19,2% sur la semaine, suite aux tensions géopolitiques croissantes. Cette flambée des prix du pétrole pèse directement sur la balance commerciale marocaine et les marges des entreprises. Parallèlement, le dollar américain s'est fortement apprécié face au dirham, avec le taux USD/MAD grimpant à 9,3811, soit une hausse de 4,29%. Cette dépréciation du dirham augmente le coût des importations et alimente les pressions inflationnistes, un facteur négatif pour les marchés actions.
Mouvements sectoriels et valeurs
Les secteurs les plus pénalisés ont logiquement été les valeurs financières et industrielles sensibles à la conjoncture économique. . Les valeurs industrielles comme et ont également subi de lourdes pertes, reflétant les craintes sur les coûts d'exploitation et la demande. Quelques valeurs ont néanmoins résisté à la tendance baissière, souvent pour des raisons spécifiques. , tandis que , potentiellement bénéficiant de la dynamique des prix des commodités agricoles. .
