Le vrai choc de la semaine n’est pas seulement venu du pétrole. Avec un Brent à 92,45 dollars le baril, en baisse de 1,9% sur la séance et surtout de 10,7% sur la semaine, les marchés boursiers africains ont dû digérer un second mouvement, souvent plus décisif pour les rendements: le change. Entre un dollar à 1.372,8101 NGN, un rand sud-africain raffermi à 16,2288 pour 1 dollar et un XOF toujours arrimé à l’euro à 655,957, la performance d’une action africaine ne se lit plus seulement dans son cours, mais dans la devise qui la porte.
Cette mécanique est centrale pour comprendre la bourse Afrique aujourd’hui. Un investisseur local à Lagos, Casablanca ou Abidjan ne subit pas les mêmes effets d’une baisse du Brent de 10,7%, d’un or à 4.542,9 dollars l’once en hausse de 2,1%, ou d’un gaz naturel à 3,27 dollars en progression de 7,6%. Selon les données de marché fournies dans le contexte global, le FX a cette semaine amplifié les écarts entre places exportatrices de matières premières, marchés importateurs d’énergie et bourses à ancrage monétaire plus stable.
Chiffres clés
- Brent: 92,45 dollars, soit -10,7% sur la semaine
- USD/NGN: 1.372,8101, en hausse de 0,05%
- USD/ZAR: 16,2288, en baisse de 0,81%
- USD/KES: 129,4, en hausse de 0,66%
