La bourse du Caire (Egyptian Exchange, EGX) est l'une des places financières les plus anciennes au monde et la doyenne du continent africain. Fondée en 1883 a Alexandrie, elle s'est imposee comme un pilier des marches financiers du Moyen-Orient et de l'Afrique. Pour les investisseurs à la recherche de rendement et de diversification, investir en bourse en Égypte offre un profil risque-rendement unique : des dividendes élevés, un statut de marché émergent reconnu, et une économie en pleine mutation structurelle.
Ce guide couvre tout ce qu'il faut savoir pour comprendre et investir sur les actions égyptiennes : indices, secteurs, fiscalite, risques et opportunités.
Une histoire de plus de 140 ans
La Bourse d'Alexandrie ouvre ses portes en 1883, suivie de la Bourse du Caire en 1903. Les deux entites fusionnent en 2008 sous le nom d'Egyptian Exchange (EGX). Aujourd'hui, environ 250 sociétés y sont cotées, pour une capitalisation boursière d'environ 42,6 milliards USD fin 2024 — soit la quatrieme place boursière d'Afrique apres Johannesburg, Casablanca et Lagos.
Malgre sa taille relativement modeste à l'échelle mondiale, l'EGX bénéficie d'un volume d'échanges en forte hausse : le nombre total d'actions échangées est passe de 266,6 milliards d'unites en 2024 a 473,2 milliards en 2025, signe d'un regain d'intérêt des investisseurs locaux et internationaux.
Les indices : EGX 30, EGX 70 et EGX 100
L'EGX 30 est l'indice phare de la bourse du Caire. Il regroupe les 30 valeurs les plus liquides, pondérées par capitalisation flottante. C'est le baromètre de référence pour mesurer la sante du marché égyptien.
En complement, l'EGX 70 suit les 70 valeurs suivantes (pondéré par cours), et l'EGX 100 combine les deux. Ces trois indices offrent une couverture complete du marché.
Les performances récentes sont remarquables : l'EGX 30 a gagne pres de +40,2 % en 2025 en monnaie locale, cloturant autour de 41 690 points. En mars 2026, il atteignait environ 45 188 points, soit +43,6 % sur un an. Toutefois, ces gains doivent etre pondérés par la dépréciation de la livre égyptienne.