Le mouvement le plus net de la semaine sur les matières premières agricoles n’est pas venu du blé ni du coton, mais du cacao, en hausse de 6,8% à 4.276 dollars la tonne, un rebond qui a redonné de l’élan aux valeurs agro-industrielles liées à la Côte d’Ivoire sur la BRVM. À l’inverse, le café a chuté de 7,2% à 283,7 cents/lb, ce qui a ravivé les questions sur les revenus d’exportation et la valorisation des sociétés exposées à la filière au Kenya.
Cette divergence a compté davantage que le recul de 6,2% du Brent sur la semaine à 101,49 dollars/baril, car l’article agricole de la semaine sur les marchés boursiers africains s’est joué sur les chaînes de valeur locales: producteurs, transformateurs, exportateurs et groupes de consommation. D’après les données de marché fournies dans le contexte global, le coton a progressé de 1,4%, le blé de 0,4%, tandis que les devises ont aussi modulé l’impact boursier, avec un USD/NGN en baisse de 1,01% à 1.356,55 mais un USD/KES en hausse de 0,78% à 129,18.
Chiffres clés
- Cacao: +6,8% à 4.276 dollars
- Café: -7,2% à 283,7 cents/lb
- Coton: +1,4% à 83,63 cents/lb
- Blé: +0,4% à 618,75 cents/bushel
- USD/KES: +0,78% à 129,18
Contexte de marché: l’agriculture reprend la main dans la bourse Afrique aujourd’hui
Sur une semaine dominée dans les grands titres mondiaux par la guerre au Moyen-Orient, la sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP et la volatilité du pétrole, les actions africaines directement liées à l’agriculture ont offert une lecture plus fine du risque. En Afrique de l’Ouest, la BRVM a mieux résisté que ne le suggèrent les seuls flux globaux, car la hausse du cacao améliore mécaniquement les anticipations de chiffre d’affaires pour des groupes comme , et , même si l’effet sur les marges dépend toujours des prix administrés, des contrats de couverture et des coûts logistiques.
