Le pétrole a repris le dessus sur les marchés boursiers africains lundi 4 mai 2026: le Brent a bondi de +4,8% sur la séance à 113,32 $/baril, même s'il reste en baisse de -4,0% sur une semaine. Ce double signal — rebond violent à court terme, tendance hebdomadaire encore hésitante — a immédiatement ravivé l'intérêt pour les valeurs énergétiques de Lagos, tout en rappelant aux places importatrices comme Casablanca, Tunis et Nairobi qu'un baril au-dessus de 110 $ renchérit vite les coûts de transport, d'électricité et de change.
Le déclencheur est autant géopolitique que structurel. Les titres de presse mondiaux cités lundi, de la sortie des Émirats arabes unis de l'OPEP aux perturbations liées à la guerre Iranienne et aux barrières commerciales, ont renforcé la prime de risque sur le brut. Mais la réaction des bourses africaines n'est pas uniforme: les producteurs cotés profitent d'un effet prix quasi immédiat, alors que les économies importatrices encaissent d'abord la facture macroéconomique.
Key figures
- Brent: 113,32 $/bbl, soit +4,8% sur la séance et -4,0% sur la semaine
- USD/NGN: 1.369,36, en baisse de -0,39%
- USD/ZAR: 16,8106, en hausse de +0,86%
- USD/MAD: 9,2411, en baisse de -0,20%
- USD/TND: 2,881, en baisse de -0,85%
