Le mouvement le plus important pour les marchés boursiers africains cette semaine n’est pas venu d’un seul baril de Brent à 109,0 dollars, malgré une chute quotidienne de 7,7%, mais du marché des changes. Le dollar à 53,57 EGP, en hausse de 1,47%, le rand à 16,6901 pour 1 dollar, en baisse de 0,98%, et le shilling kényan à 129,05 pour 1 dollar, en recul de 0,74%, ont modifié la lecture des performances boursières du Caire à Johannesburg. Pour les investisseurs africains, la question n’était pas seulement de savoir si l’or montait de 2,0% ou si le platine gagnait 5,5%, mais dans quelle devise ces gains se traduisaient.
Chiffres clés
- USD/EGP: 53,57, soit +1,47% sur la séance
- USD/ZAR: 16,6901, soit +0,98%
- Brent: 109,0 dollars/baril, soit -7,7% sur la journée
- Or: 4.636,1 dollars l’once, soit +2,0%
- Platine: 1.989,0 dollars l’once, soit +5,5%
Le change, vrai arbitre de la semaine en bourse Afrique aujourd’hui
À l’échelle panafricaine, la semaine a montré une fracture nette entre marchés exportateurs de matières premières et places plus dépendantes des importations en dollars. En Afrique du Sud, la baisse du rand a mécaniquement dopé les revenus en ZAR des groupes miniers cotés comme , et Harmony Gold, alors même que l’or progressait de , l’argent de , le palladium de et le platine de . D’après la logique habituelle du JSE, un rand plus faible agit comme un amortisseur: les producteurs vendent en dollars mais publient en ZAR, ce qui soutient les marges si les coûts locaux ne montent pas au même rythme.
