Le mouvement le plus net de la semaine sur les matières premières agricoles n’est pas venu du blé ni du café, mais du cacao, en hausse de 5,7% à 3.404 USD. Pour les marchés boursiers africains, ce chiffre compte bien au-delà des contrats à terme: il touche directement la BRVM, où la Côte d’Ivoire concentre une large part de l’histoire exportatrice régionale, et il rejaillit aussi sur Lagos et Nairobi via les arbitrages sectoriels entre agro-exportateurs, transformateurs et groupes exposés aux coûts alimentaires.
Key figures
- Cacao: 3.404 USD, soit +5,7% sur la séance de référence
- Brent: 101,7 USD/baril, en hausse de 3,3% sur la journée et 12,5% sur la semaine
- Café: 289,25, en hausse de 0,1%
- Coton: 79,2, en hausse de 1,2%
- Blé: 606,75, en hausse de 0,3%
Contexte de marché: l’agriculture revient au centre de la bourse Afrique aujourd’hui
Le signal de la semaine est une divergence nette entre matières premières agricoles et devises africaines. Le USD/KES a progressé de 0,76% à 129,12, le USD/ZAR de 0,71% à 16,4705, tandis que le USD/NGN a reculé de 0,10% à 1.343,89 et le USD/TND de 0,50% à 2,8695. Cette dispersion change la lecture boursière: une hausse de prix en dollars n’a pas le même effet sur un exportateur kényan, un transformateur ivoirien ou un importateur tunisien.
