Le mouvement le plus important de la semaine n’est pas venu d’un indice africain, mais du baril: le Brent a chuté de 9,2% sur cinq séances à 90,17 dollars, dont -9,3% sur la seule journée de vendredi 17 avril 2026. Ce repli a immédiatement reclassé les gagnants et perdants des marchés boursiers africains: les valeurs pétrolières de Lagos et Johannesburg ont perdu un soutien clé, tandis que l’or à 4 884,5 dollars l’once, en hausse de 2,1% sur la journée, a renforcé l’attrait des minières sud-africaines.
Le contraste a été d’autant plus net que les devises africaines ont globalement mieux résisté au dollar. Le rand sud-africain s’est apprécié de 0,56% à 16,2585 ZAR pour 1 dollar, le naira de 0,27% à 1 340,5601 NGN, le dirham de 0,10% à 9,2204 MAD, et la livre égyptienne de 0,35% à 51,75 EGP. À l’inverse, le shilling kényan s’est affaibli de 1,0% à 129,48 KES, un écart important pour des marchés où les coûts d’importation d’énergie et d’intrants agricoles restent sensibles au change.
Contexte de marché: l’énergie recule, les métaux précieux prennent le relais
Sur une semaine dominée par les titres géopolitiques autour du détroit d’Ormuz et du conflit Iran-Etats-Unis, les places africaines ont surtout arbitré entre deux blocs. D’un côté, les marchés exposés aux hydrocarbures ont dû intégrer un Brent revenu de niveaux supérieurs à 99 dollars vers 90 dollars. De l’autre, le complexe des métaux précieux a continué de grimper: , , . Pour le JSE, cette combinaison a été structurellement favorable, car elle soutient à la fois les producteurs d’or et les groupes de platinoïdes.
