Le mouvement le plus important de la semaine n’est pas venu d’un indice africain, mais du marché des changes: l’EUR/MAD a bondi de 2,78% à 10,866, alors que le Brent gagnait 4,9% sur la séance à 99,56 dollars le baril. Pour les marchés boursiers africains, cette combinaison a immédiatement changé la lecture des rendements: au Maroc, les importateurs exposés à l’euro ont vu leur facture potentielle grimper, tandis qu’au Nigeria et en Égypte, l’appréciation du naira et de la livre face au dollar a partiellement amorti le choc pétrolier.
Key figures
- EUR/MAD: 10,866 (+2,78%)
- Brent: 99,56 dollars (+4,9% sur la séance)
- USD/EGP: 51,72 (-1,28%)
- USD/NGN: 1.339,26 (-0,90%)
- USD/ZAR: 16,4175 (+0,60%)
Le FX, premier filtre de performance sur les bourses africaines
Sur une semaine dominée par le pétrole proche de 100 dollars, l’or à 4.811,4 dollars l’once et le cacao à 3.504 dollars la tonne, la vraie variable d’ajustement pour les actions africaines a été le change. C’est particulièrement visible dans une lecture pan-africaine: le XOF est resté ancré à l’euro à 655,957, ce qui a stabilisé la BRVM en devise régionale mais a importé mécaniquement la force de la monnaie européenne; à l’inverse, le rand sud-africain s’est affaibli de 0,60% à 16,4175 pour un dollar, renforçant la valeur en monnaie locale des revenus miniers libellés en dollars.
