Le pétrole a imposé le rythme des marchés boursiers africains cette semaine: le Brent a clôturé à 107,43 dollars le baril au 30 mars 2026, en repli de 4,6% sur la séance mais en hausse de 5,1% sur cinq jours. Ce double mouvement — correction quotidienne après une forte poussée hebdomadaire — a favorisé les producteurs cotés à Lagos et Johannesburg, tout en ravivant les craintes de coûts d’importation, d’inflation et de change sur des places plus dépendantes comme Casablanca, Tunis et Nairobi.
La lecture la plus utile pour l’investisseur n’est pas seulement le niveau du Brent, mais son interaction avec les devises africaines. Le dollar s’est apprécié de 3,87% face au dirham à 9,3811 MAD, de 3,47% face à la livre égyptienne à 54,5 EGP, de 0,54% face au rand à 17,1704 ZAR et de 0,85% face au shilling kényan à 129,8 KES. Autrement dit, même là où le baril a corrigé sur la journée, la facture énergétique en monnaie locale est restée élevée, voire plus lourde.
Key figures
- Brent: 107,43 $/bbl
- Variation hebdomadaire du Brent: +5,1%
- USD/MAD: 9,3811 (+3,87%)
- USD/EGP: 54,5 (+3,47%)
- USD/KES: 129,8 (+0,85%)
