Le vrai choc du 26 mars 2026 n’est pas venu du Brent, pourtant installé à 102,14 dollars le baril, mais du change: le USD/MAD a bondi de 3,63% à 9,339, le USD/ZAR de 1,28% à 17,1226, le USD/NGN de 0,63% à 1.383,42 et le USD/KES de 1,13% à 129,8. Pour les marchés boursiers africains, cette poussée du dollar a immédiatement modifié la lecture des matières premières: un pétrole ferme soutient les producteurs, mais il renchérit aussi les importations énergétiques, la dette en devises et les coûts industriels.
Cette hiérarchie des facteurs explique la divergence observée entre places africaines en cette fin de semaine. D’un côté, les marchés exposés aux exportateurs de pétrole ou de métaux gardent un soutien fondamental; de l’autre, les places dominées par des importateurs ou par des groupes endettés en dollars voient leur prime de risque remonter. Selon les gros titres macro compilés jeudi, entre tensions au Moyen-Orient et barrières commerciales, la hausse du billet vert agit comme un multiplicateur: elle amplifie les gagnants des matières premières et pénalise plus vite les perdants.
Key figures
- USD/MAD: 9,339, soit +3,63% sur la journée
- Brent: 102,14 dollars, soit +2,2% sur la semaine
- USD/ZAR: 17,1226, soit +1,28%
- USD/NGN: 1.383,42, soit +0,63%
- Or: 4.380,6 dollars, soit -3,7%; platine: -4,5%
