Bourse de Casablanca — Le MASI bondit de 2,05%, SMI flambe de 49% en 2025
Le MASI a gagné 2,05% ce 25 mars, porté par 49 hausses sur 70 valeurs et par l’envolée de SMI (+6,2%) après un bénéfice net 2025 en hausse de 89%. Le repli du Brent de 6,2% en une séance a aussi soulagé les valeurs sensibles à l’énergie.
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Le MASI signe un rebond de 2,05% dans une séance dominée par les résultats La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 25 mars 2026 sur une hausse nette de 2,05% du MASI, à 17 590,42 points, dans un marché clairement orienté vers les publications annuelles et les surprises bénéficiaires.
La largeur de marché a été solide, avec 49 valeurs en hausse, 17 en baisse et 4 inchangées sur 70 lignes cotées, ce qui montre que le mouvement n’a pas été porté par un seul dossier mais par un flux acheteur plus large.
Le tableau est encore plus favorable sur les compartiments les plus suivis : le MASI 20 a progressé de 1,96% à 1 348,05 points, tandis que le MASI Mid and Small Cap a bondi de 2,88% à 1 782,67 points.
Cette surperformance des petites et moyennes capitalisations est typique d’une séance de résultats, quand les investisseurs arbitrent rapidement entre les sociétés qui ont publié des chiffres supérieurs aux attentes et celles dont la visibilité reste plus faible.
En parallèle, le MASI ESG a avancé de 1,89% à 1 210,18 points, signe que le rebond a aussi touché les valeurs de qualité.
Les résultats 2025 de SMI et Maroc ont donné le ton Le moteur principal de la séance a été la saison des résultats, avec plusieurs publications qui ont redessiné la hiérarchie sectorielle.
Selon les données publiées ce 25 mars, SMI a affiché un chiffre d’affaires de 1 566 millions MAD à fin 2025, en hausse de 49%, tandis que son résultat net a bondi de 89% à 397 millions MAD.
Le marché a immédiatement sanctionné ou récompensé cette accélération : le titre a gagné 6,2% à 6 115 MAD, l’une des meilleures performances du jour.
Cette progression n’est pas seulement un effet de base.
Elle traduit aussi, selon les chiffres publiés, une amélioration très nette de la rentabilité opérationnelle, dans un contexte où les investisseurs cherchent des sociétés capables de transformer la croissance du chiffre d’affaires en bénéfices réels.
Dans un marché financier Maroc encore dominé par les grandes capitalisations bancaires et télécoms, une valeur industrielle ou minière qui délivre une hausse du bénéfice net de 89% attire mécaniquement les flux, surtout quand le MASI reste à -6,66% depuis le début de l’année.
Autre publication marquante : MAROC a vu son résultat net doubler à 397 millions MAD en 2025, contre 187 millions MAD un an plus tôt, soit une hausse de 112,3%.
Le dividende par action a été relevé à 150 DH, contre 80 DH en 2024, soit +87,5%.
Pour les investisseurs de la bourse Casablanca aujourd'hui, ce type de combinaison — bénéfice en forte hausse et distribution relevée — agit comme un signal de confiance sur la génération de cash et la discipline financière.
Le pétrole en baisse a aussi soutenu les valeurs sensibles aux coûts Le contexte international a joué en faveur du marché marocain.
Le Brent a chuté de 6,2% sur la journée et de 12,7% sur la semaine, à 97,96 $/baril, dans un climat de prévisions plus baissières pour 2026 et de détente liée aux espoirs diplomatiques au Moyen-Orient.
Pour le Maroc, importateur net d’énergie, cette baisse est importante : elle allège la facture énergétique, soutient les marges des secteurs consommateurs de carburant et réduit la pression sur les coûts logistiques.
Cette toile de fond aide à comprendre pourquoi certaines valeurs liées à la consommation ou aux intrants ont mieux réagi. Lesieur Cristal a gagné 8,8% à 420 MAD, après avoir déjà attiré l’attention des opérateurs sur sa capacité à absorber les variations de matières premières.
La baisse du pétrole, combinée à un USD/MAD en léger recul de 0,32% à 9,327, a aussi offert un peu d’oxygène aux sociétés exposées aux importations.
En revanche, l’EUR/MAD a progressé de 2,96% à 10,772, ce qui renchérit une partie des achats libellés en euros et rappelle que le marché marocain reste sensible au couple devise-énergie.
Dans ce contexte, la hausse du MASI n’est pas un simple rebond technique.
Elle reflète un ajustement des anticipations sur les marges 2025 et 2026, alors que le FMI anticipe désormais une croissance de 4,4% pour le Maroc en 2026, après 4,9% estimés pour 2025.
Pour les investisseurs, cela signifie que les résultats solides publiés cette semaine prennent encore plus de valeur dans un environnement macro qui reste porteur, mais moins euphorique qu’en 2025.
Les petites et moyennes valeurs ont animé la séance La séance a aussi été marquée par une nette rotation vers les valeurs de taille intermédiaire. EQDOM a progressé de 5,9% à 1 330 MAD, tandis que Résidences Dar Saada a gagné 5,8% à 149,25 MAD.
Ces mouvements illustrent un comportement classique de fin de trimestre : les gérants réallouent vers les dossiers dont les publications ou les perspectives de normalisation paraissent les plus lisibles.
À l’inverse, quelques titres ont corrigé malgré le rebond général. Oulmès a cédé 5,7% à 1 168 MAD, Promopharm a reculé de 6,0% à 1 343 MAD, et AFMA a perdu 6,0% à 1 185 MAD. AGMA a également baissé de 4,2% à 6 555 MAD, tandis que Maghreb Oxygène a abandonné 4,5% à 381 MAD.
Dans un marché où 49 valeurs montent sur 70, ces reculs restent compatibles avec une lecture sélective des résultats plutôt qu’avec une défiance généralisée.
Ce que disent les chiffres sur le marché marocain Le profil de la séance confirme plusieurs tendances déjà visibles sur la Casablanca stock exchange today.
D’abord, le MASI reste en territoire négatif à -6,66% depuis le début de l’année, malgré le rebond du jour.
Ensuite, les petites et moyennes capitalisations surperforment le grand indice de référence, avec +2,88% contre +2,05%, ce qui suggère que les investisseurs cherchent davantage des histoires de résultats que des paris macro.
Enfin, la concentration du marché continue de compter.
Quand les bancaires et les télécoms ne dominent pas la séance, ce sont souvent les publications sectorielles qui dictent le rythme.
La journée du 25 mars l’a montré : une hausse de 49% du chiffre d’affaires ici, un bénéfice net de 397 millions MAD là, et un dividende relevé de 150 DH ailleurs suffisent à réorienter les flux sur plusieurs compartiments.
C’est précisément ce qui fait la spécificité de l’analyse bourse Casablanca en période de résultats : le marché ne réagit pas seulement aux indices, mais à la qualité de chaque publication.
Outlook La suite de la semaine dépendra surtout de la poursuite des publications annuelles et des commentaires de gestion sur 2026, alors que le marché digère encore les chiffres de SMI, MAROC, Microdata et Maghrebail.
Les investisseurs suivront aussi l’évolution du Brent, resté proche de 98 $/baril, ainsi que les prochaines indications sur la croissance marocaine après la projection du FMI à 4,4%.
Dans un marché où la visibilité reste très liée aux résultats, la prochaine séquence de publications pourrait confirmer si le rebond du 25 mars marque un simple rattrapage