Le prix de l'or a terminé la séance du mardi 24 mars 2026 à 4 389,5 $ l'once, affichant une baisse de 0,3% sur la journée. Cette légère correction intervient dans un contexte de forte volatilité sur les marchés des matières premières, secoués par l'annonce de nouvelles tensions militaires au Moyen-Orient et la politique commerciale de l'ancien président américain Donald Trump. La force continue du dollar américain, qui a pris +3,31% face au dirham marocain (MAD) et +1,44% face au naira nigérian (NGN), exerce une pression supplémentaire sur les métaux précieux libellés en dollar.
Le trio de métaux précieux affiche des performances mitigées
Si l'or a cédé du terrain, les autres métaux précieux ont affiché une tendance plus positive. Le platine a progressé de 1,6% pour atteindre 1 890,3 $, tandis que le palladium a gagné 0,4% à 1 417,0 $. Cette dynamique divergente est cruciale pour les marchés boursiers africains, l'Afrique du Sud étant un producteur majeur de ces trois métaux. La performance du platine et du palladium a largement compensé la faiblesse de l'or pour les compagnies minières diversifiées.
La résilience des minières sud-africaines face à la baisse de l'or
La réaction immédiate sur la Bourse de Johannesburg (JSE) a été nuancée. Les investisseurs ont différencié les producteurs spécialisés dans l'or des sociétés minières diversifiées. AngloGold Ashanti (AGL) et Gold Fields (GFI), plus exposées au métal jaune, ont pu subir une pression à la vente. En revanche, les sociétés bénéficiant d'une exposition significative au platine et au palladium, comme Anglo American Platinum (AMS) et Impala Platinum (IMP), ont été soutenues par la fermeté de ces métaux. Cette résilience sectorielle illustre la sophistication des investisseurs sur les marchés africains, qui analysent finement les paniers de production des entreprises.
