Sept établissements bancaires majeurs ont publié simultanément leurs résultats non audités du troisième trimestre 2025 ce mardi 24 mars 2026, créant une déferlante d'informations financières sans toutefois parvenir à déplacer l'aiguille de l'indice phare, le NSE 25 restant figé à 5888,14 points (0,00%) dans un volume d'échanges restreint. Cette stagnation survient alors que la livre kényane continue sa dégringolade face au dollar américain, le taux USD/KES atteignant 129,65 (+1,26% sur la séance), accentuant la pression sur les marges des émetteurs les plus exposés aux marchés internationaux et aux importations d'énergie, alors que le Brent se négocie à 103,39 dollars le baril (+3,5%), selon les données de change en temps réel.
Le marché a affiché une étroitesse remarquable, avec un breadth désespérément faible de 2 hausses contre 4 baisses et 2 valeurs inchangées sur les principaux titres suivis, reflétant une paralysie décisionnelle des gestionnaires de fonds face à la masse de données comptables à digérer. L'indice NASI, qui reflète la capitalisation boursière totale, est resté stable à 209,42 points, tout comme le NSE 20 des valeurs traditionnelles à 3881,11 points. Ce manque de direction traduit l'attentisme des investisseurs, d'autant que Safaricom, poids lourd représentant plus de 40% de l'indice, a reculé de 0,2% à 28,85 KES, pesant lourd sur la tendance générale malgré la publication des résultats bancaires qui auraient dû stimuler l'intérêt sectoriel pour le Kenya stock market.
L'événement central de la séance réside dans la publication coordonnée des résultats du troisième trimestre clos le 30 septembre 2025 par KCB Group, NCBA Group, I&M Group, ABSA Bank Kenya, Diamond Trust Bank, Co-operative Bank of Kenya et la NSE elle-même, selon les déclarations déposées à la Bourse de Nairobi. Cette vague de déclarations intervient simultanément au lancement par la Nairobi Securities Exchange d'un nouvel indice sectoriel dédié aux banques, le NSE Banking Sector Index, conçu pour offrir une jauge plus précise de la santé du secteur financier kényan qui représente près de 60% de la capitalisation totale du marché. Les états financiers révèlent des dynamiques contrastées d'actifs en croissance supérieure à 15% en glissement annuel et de provisions pour créances douteuses sous pression, dans un contexte où les taux directeurs de la Banque centrale du Kenya (CBK) restent élevés pour combattre l'inflation alimentée par les importations d'énergie chères.
