Bourse de Nairobi — NSE 25 +1,0% sur la semaine, Liberty et Britam en tête malgré 34 baisses
Le NSE 25 a progressé de 1,0% sur la semaine du 21 au 25 septembre 2026, mais la cote est restée fragile avec 34 valeurs en baisse sur 55. Liberty Kenya (+3,3%) et Britam (+3,0%) ont mené les gains, tandis que TotalEnergies Kenya, Car & General, Safaricom et Nation Media ont animé le flux de résultats.
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Le marché kenyan a terminé la semaine du 21 au 25 septembre 2026 sur une note paradoxale: le NSE 25 a gagné 1,0% vendredi à 2.770,18 points, mais la hausse de l’indice masque une cote nettement plus fragile, avec 34 baisses, seulement 11 hausses et 10 valeurs inchangées sur 55 titres. Ce contraste explique pourquoi la progression de l’indice n’a pas eu l’ampleur d’un vrai rallye de marché, malgré l’appui de quelques poids lourds et une salve d’annonces d’entreprises.
Le flux d’actualités a été particulièrement dense le 25 septembre, avec 20 annonces officielles recensées, dont les résultats de Safaricom, de TotalEnergies Marketing Kenya, de Car & General Kenya, de Nation Media Group et de Nairobi Securities Exchange. Selon les communiqués de la place, la Bourse a aussi nommé Sterling Capital comme market maker sur le marché dérivé NEXT, lancé un Banking Sector Index, admis Fintrust Securities sur le marché obligataire et annoncé l’arrivée prochaine du Satrix MSCI World Feeder ETF, une série d’initiatives qui élargissent l’offre au-delà des actions domestiques.
Key figures
- NSE 25: 2.770,18 points, soit +1,0% sur la séance de vendredi
- Plus fortes baisses: Nation Media Group -6,7%, Umeme -4,3%, Eaagads -4,1%
- Volumes les plus actifs en valeur: Equity Group 251,7 millions KES, EABL 170,1 millions KES, NSE 80,9 millions KES
Contexte de marché: un indice en hausse, mais une largeur détériorée
Pour un lecteur qui suit le NSE Kenya today, le chiffre le plus important n’est pas seulement le +1,0% du NSE 25, mais le fait que près de 62% des valeurs cotées ont reculé sur la séance de référence. Une telle configuration traduit généralement un marché porté par quelques compartiments précis plutôt qu’une amélioration homogène du sentiment. Les gagnants du jour ont été dominés par les financières et quelques valeurs défensives, alors que les médias, certaines industrielles et plusieurs small caps ont subi des dégagements plus marqués.
L’activité s’est concentrée sur cinq noms: Equity Group a brassé 251,7 millions KES, East African Breweries170,1 millions KES, Nairobi Securities Exchange80,9 millions KES, Safaricom47,0 millions KES et KCB Group35,9 millions KES. Même si Equity Group (-1,4%), Safaricom (-0,1%) et KCB (-1,9%) figurent parmi les valeurs les plus échangées, elles n’ont pas été les moteurs de la hausse hebdomadaire, ce qui renforce l’idée d’un marché sélectif. Pour les investisseurs qui suivent les NSE share prices, cette dissociation entre volumes et performance est un signal utile: la liquidité est restée présente, mais elle s’est accompagnée de rotations sectorielles plutôt que d’achats généralisés.
Le contexte macro a aussi compté. Le USD/KES a progressé de 0,79% à 129,52, un mouvement défavorable pour les entreprises importatrices de carburants, d’équipements ou de biens de consommation, car il renchérit les coûts en shillings. En parallèle, le Brent a chuté de 6,8% sur la journée à 99,32 dollars le baril, tout en restant élevé à l’échelle historique. Pour le Kenya, importateur net de produits pétroliers, ce reflux du brut est plutôt positif pour les marges de transport, la facture énergétique et, à terme, l’inflation importée. Mais l’effet n’est ni immédiat ni uniforme: les distributeurs pétroliers, les compagnies aériennes et les industriels ne répercutent pas ces variations au même rythme.
Liberty et Britam mènent un rebond ciblé des financières
La meilleure performance de la semaine est revenue à Liberty Kenya Holdings, en hausse de 3,3% à 9,30 KES, suivie de Britam Holdings, qui a gagné 3,0% à 19,15 KES. BOC Kenya a ajouté 2,4% à 192,0 KES, tandis que BK Group a progressé de 1,7% à 61,0 KES. Ce leadership des assureurs et services financiers n’est pas anodin: dans un environnement où la devise se déprécie et où les investisseurs cherchent des bilans plus résilients, les groupes capables de générer des revenus financiers récurrents ou de valoriser leurs portefeuilles d’investissement attirent davantage l’attention.
Le contraste avec CIC Insurance Group, en baisse de 1,6% à 4,81 KES, montre toutefois que le segment n’a pas monté d’un seul bloc. Le marché a donc opéré une sélection plus fine entre les dossiers. Britam et Liberty ont bénéficié d’un positionnement plus défensif dans une semaine chargée en publications, alors que d’autres noms du secteur n’ont pas convaincu au même degré. Cette dispersion est cohérente avec un Kenya stock market où les investisseurs arbitrent de plus en plus entre qualité de bilan, visibilité des flux de trésorerie et capacité à absorber les chocs de change.
Le compartiment agricole a offert quelques poches de résistance, avec Kapchorua Tea +1,4% à 350,0 KES et Kakuzi +1,1% à 439,75 KES. La hausse du café de 1,4% à 279,2 et du coton de 3,9% à 82,61 rappelle que les matières premières agricoles restent un facteur de soutien pour certaines valeurs exportatrices ou liées à l’agro-industrie, même si l’effet sur les cours boursiers kenyans reste souvent indirect et différé.
Résultats d’entreprises: TotalEnergies, Car & General, Safaricom et Nation Media au centre du jeu
La semaine a surtout été marquée par une vague de publications. TotalEnergies Marketing Kenya PLC a publié ses résultats audités pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, tout comme Car & General Kenya Plc. Les données détaillées n’étaient pas reprises dans le jeu de marché fourni ici, ce qui limite l’analyse chiffrée fine, mais la simultanéité de ces publications a pesé sur la lecture sectorielle de la cote. Dans un contexte de Brent à 99,32 dollars, les investisseurs scrutent particulièrement les distributeurs d’énergie pour mesurer l’effet combiné des prix internationaux, du change et de la demande domestique sur les marges.
Car & General, de son côté, est exposé à des dynamiques très sensibles au dollar, notamment via l’importation d’équipements, de véhicules ou de composants. Avec un USD/KES à 129,52, la pression sur les coûts d’approvisionnement reste un sujet central pour les groupes industriels et de distribution. C’est précisément là que le lien entre macro mondiale et marché local devient concret: un shilling plus faible peut soutenir certaines recettes exportatrices, mais il pèse plus directement sur les entreprises dépendantes des importations.
Les résultats audités de Safaricom pour l’exercice clos le 31 mars 2026 ont également retenu l’attention, même si le titre a fini quasi stable à -0,1% sur la séance de référence. Sur le Nairobi stock exchange today, cette réaction modérée suggère que le marché attendait déjà une partie des informations ou qu’il reste focalisé sur les enjeux de croissance de M-Pesa et de l’expansion en Éthiopie. Safaricom demeure un baromètre incontournable de la cote kenyane, non seulement par sa capitalisation, mais aussi parce que ses performances éclairent la consommation, les paiements digitaux et l’investissement télécom en Afrique de l’Est.
À l’inverse, Nation Media Group a chuté de 6,7% à 14,0 KES après la publication de ses résultats audités 2025. Sans détail financier complet dans les données disponibles, le mouvement de cours indique néanmoins une réception négative du marché, probablement liée à la pression persistante sur les revenus publicitaires, les coûts de transformation numérique ou la rentabilité opérationnelle. Cette baisse a été l’une des plus marquées de la semaine parmi les valeurs de taille intermédiaire.
Les perdants rappellent la fragilité de la cote
La liste des replis a été plus longue et plus sévère que celle des hausses. Outre Nation Media, Umeme a cédé 4,3% à 6,22 KES, Eaagads4,1% à 27,8 KES, Longhorn Publishers3,5% à 2,8 KES, Flame Tree3,2% à 2,1 KES et TPS Eastern Africa Serena2,8% à 17,7 KES. Standard Chartered Bank Kenya a perdu 2,6% à 325,0 KES, tandis que KCB Group reculait de 1,9% à 93,0 KES et Kenya Airways de 1,7% à 5,7 KES.
Le cas de Kenya Airways est particulièrement sensible au tandem pétrole-change. Même si le Brent a reculé sur la journée, un niveau proche de 100 dollars reste élevé pour une compagnie aérienne, surtout avec un shilling plus faible face au dollar. Le carburant aviation et une partie des coûts de flotte étant libellés en devise forte, la baisse de 1,7% du titre reflète aussi cette équation macro. De la même manière, le repli de Carbacid (-1,7% à 43,25 KES) et de CIC (-1,6% à 4,81 KES) montre que les investisseurs n’ont pas accordé le bénéfice du doute à l’ensemble des dossiers publiant ou sensibles à la conjoncture.
Sur le segment des produits cotés, l’Absa NewGold ETF a reculé de 1,9% à 5.200 KES, malgré un or en hausse de 0,3% à 4.311,6 dollars. Ce décalage peut s’expliquer par des effets de change, de valorisation locale ou simplement par une liquidité plus faible sur l’instrument. Il rappelle qu’au NSE, la transmission des mouvements internationaux vers certains ETF n’est pas toujours linéaire séance par séance.
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