Le Nairobi Securities Exchange a orchestré lundi une journée historique pour le secteur financier kenyan, dévoilant son nouvel indice bancaire sectoriel tout en absorbant simultanément les résultats non audités du troisième trimestre 2025 de six des plus grandes banques du pays. Cette synchronisation institutionnelle a propulsé NCBA Group en tête des hausses avec un bond de 3,7% à 91,25 KES, tandis que le benchmark NASI peinait à progresser de 0,15% à 211,63 points, révélant une digestion sélective des investisseurs face à la pluie de données financières.
Chiffres clés
- NCBA Group : +3,7% à 91,25 KES (top gainer)
- Nation Media Group : -5,9% à 16,00 KES (top loser)
- NASI : 211,63 points (+0,15%)
- USD/KES : 129,15 (+0,42%)
- Six banques publient leurs résultats T3 2025 simultanément
Une avalanche de résultats bancaires
Lundi 16 mars 2026 marquera les annales de la Bourse de Nairobi. Pour la première fois, l'exchange a vu déferler en une seule séance les résultats non audités du groupe et de la banque pour KCB Group Plc, NCBA Group Plc, Co-operative Bank of Kenya Ltd, Diamond Trust Bank Kenya Limited, ABSA Bank Kenya Plc et I&M Group Plc, tous pour la période close au 30 septembre 2025, selon les communiqués officiels déposés auprès du NSE. Cette coordination temporelle rare a coïncidé avec le lancement par la Bourse de son NSE Banking Sector Index, un outil d'ansectoriel attendu pour isoler la performance des valeurs financières du marché global.
La réaction du marché a été immédiate et discriminatoire. NCBA Group a dominé le tableau des hausses avec une progression de 3,7% à 91,25 KES, suggérant que ses chiffres du T3 2025 ont dépassé les attentes des analystes, bien que les détails spécifiques du bénéfice net n'aient pas été divulgués dans les titres de dépêche. ABSA Bank Kenya a également bénéficié d'une bonne réception de ses résultats, grimpant de 1,9% à 31,65 KES. Cette résilience contraste avec l'indice global NASI qui n'a progressé que de 0,15%, indiquant que les investisseurs ont pénalisé d'autres secteurs tout en renforçant leurs positions bancaires jugées défensives face à la volatilité pétrolière mondiale.
