L'indice EGX 30 a enregistré lundi 16 mars 2026 sa plus forte baisse hebdomadaire, plongeant de 3,43% pour clôturer à 45 187,7 points, tandis que le breadth du marché s'effondrait à un taux de participation positive de seulement 13% (6 hausses contre 36 baisses sur 46 valeurs actives). Cette liquidation généralisée intervient alors que le pétrole Brent se maintient à des niveaux de crise autour de 99,94 $/baril, alimentant les craintes d'un choc d'offre majeur lié à l'escalade des tensions iraniennes au Moyen-Orient, selon les données officielles de l'EGX.
La séance a vu 36 valeurs plonger dans le rouge, dont Raya Holding (RAYA) qui a lâché 4,7% à 5,23 EGP et GMC Group (GMCI) qui a chuté de 4,7% à 1,64 EGP, tandis que seulement six titres résistaient à la tempête vendeuse. Upper Egypt Flour Mills (UEFM) a cédé 4,2% à 457,96 EGP, pâtissant des tensions sur les cours du blé et des marges de raffinage compressées par la volatilité énergétique. Même le secteur immobilier avec Amer Group Holding (AMER) a reculé de 3,3% à 1,78 EGP, illustrant la faiblesse des investissements touristiques face à l'incertitude géopolitique régionale, rapporte Financial Afrik.
Le pétrole à 100$ et les tensions iraniennes écrasent le risque émergent
Le brut Brent, après avoir grimpé de 8,7% depuis une semaine pour frôler les 100 dollars, reculait légèrement de 3,1% ce lundi à 99,94 $/baril, mais restait à des niveaux susceptibles d'aggraver le déficit commercial égyptien et de gonfler la facture énergétique du pays, qui importe près de 15% de sa consommation pétrolière. Les titres de presse internationaux évoquent explicitement un "choc pétrolier de guerre" iranien épuisant les outils américains d'absorption, créant une aversion au risque contagieuse sur les marchés émergents, selon Reuters.
