Bourse de Nairobi — SCOM gagne 2,5% en 5 jours après ses résultats annuels
SCOM a progressé de 2,5% sur cinq séances à 37,25 KES après la publication de ses résultats audités au 31 mars 2026. Dans un marché plus faible, le titre a aussi surperformé l’indice NSE 25, en baisse de 2,68% mardi.
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Le titre Safaricom Plc a terminé à 37,25 KES mardi 25 août 2026, en hausse de 1,8% sur la séance et de 2,5% sur cinq jours, alors même que le NSE 25 a reculé de 2,68% à 4.084,44 points. Le principal catalyseur est clair: la publication, le 25 août 2026, des résultats audités de l’exercice clos le 31 mars 2026, un événement qui a replacé SCOM au centre de la cote kényane.
Dans un marché partagé entre 24 valeurs en hausse, 24 en baisse et 7 inchangées, la progression de Safaricom ressort d’autant plus qu’elle s’est accompagnée d’un flux d’échanges élevé. Avec 148.070.016,5 KES de volume traité, SCOM figure au 3e rang des titres les plus actifs de la séance, derrière Equity Group Holdings à 231.856.353 KES et KCB Group à 166.379.976 KES, selon les données de marché fournies pour le 25 août.
Key figures
- 37,25 KES: cours de clôture de SCOM le 25 août 2026
- +2,5%: performance sur 5 séances
- 148,07 millions KES: volume traité sur SCOM mardi
Contexte de marché: SCOM monte dans une séance de repli
La séance de mardi a été globalement défensive sur la place kényane. Le NSE 25 a perdu 2,68%, tandis que plusieurs poids lourds bancaires ont terminé dans le rouge: KCB Group a cédé 1,1% à 93,0 KES, Absa Bank Kenya 2,0% à 34,2 KES, I&M Holdings 3,5% à 77,0 KES et Standard Chartered Kenya 1,3% à 340,5 KES. Dans ce contexte, la hausse de Safaricom n’est pas un simple mouvement de marché: elle traduit une rotation sélective vers un dossier défensif, liquide et fortement pondéré dans les indices.
Le contraste est important pour les investisseurs qui suivent le NSE Kenya today et les NSE share prices. Les plus fortes hausses du jour ont été menées par Sameer Africa à +13,5% et Longhorn Publishers à +6,9%, mais ces mouvements concernent des valeurs moins centrales dans la construction de portefeuille institutionnelle. Safaricom, au contraire, combine liquidité, taille et visibilité sectorielle, ce qui donne plus de poids à une hausse de 1,8% dans une séance où l’indice de référence recule de près de 3%.
Pourquoi SCOM attire l’attention cette semaine
Le premier moteur est la publication des résultats audités de l’exercice clos le 31 mars 2026, annoncée officiellement le 25 août, selon le tableau des annonces du marché. Même sans détail chiffré additionnel dans les données disponibles ici, le simple calendrier compte: un titre très suivi réagit souvent à la combinaison entre publication officielle, réévaluation des multiples et repositionnement des investisseurs particuliers comme institutionnels.
Le deuxième moteur est la configuration technique de court terme. Sur cinq séances, le parcours de SCOM est passé de 36,35 KES à 36,7 KES, puis 36,5 KES, 36,6 KES et enfin 37,25 KES. Cette séquence montre une progression graduelle plutôt qu’un pic isolé, ce qui est généralement plus crédible qu’un rebond spéculatif d’une seule séance. L’indicateur RSI à 67,12 place toutefois le titre à proximité d’une zone de surachat sans y entrer franchement, ce qui suggère un momentum solide mais moins “bon marché” qu’en début de mouvement.
Le troisième élément est la valorisation. Avec un P/E de 21,4x et un rendement du dividende de 4,03%, Safaricom se traite sur un profil qui reste orienté croissance-rendement. Pour un opérateur télécom dominant, ce niveau peut se justifier par la qualité des flux de trésorerie, la profondeur de la base clients et surtout l’écosystème M-Pesa, qui reste la principale singularité du dossier dans le Kenya stock market. Pour les investisseurs, l’enjeu n’est pas seulement la téléphonie classique, mais la capacité de monétiser les paiements, les services financiers et l’expansion régionale, notamment en Éthiopie, thème structurel du groupe.
Lecture fondamentale: ce que dit le marché sur Safaricom
La hausse de 2,5% en cinq jours doit aussi être lue en relatif. Mardi, les volumes les plus élevés se sont concentrés sur les banques: Equity Group à 231,9 millions KES, KCB à 166,4 millions KES, puis Safaricom à 148,1 millions KES. Or, contrairement à SCOM, Equity a reculé de 0,8% et KCB de 1,1%. Cela signifie que les flux n’ont pas simplement suivi la liquidité générale; ils ont privilégié un nom précis.
Cette préférence peut s’expliquer par le profil plus défensif des télécoms dans un environnement macro encore agité. Le USD/KES s’établissait à 129,37, en hausse de 0,74%, ce qui rappelle que la pression de change n’a pas disparu. Pour une économie importatrice d’énergie, la trajectoire du pétrole reste également cruciale: le Brent cotait 87,19 dollars le baril, en baisse de 5,4% sur la journée mais encore au cœur de gros risques géopolitiques, selon les gros titres mondiaux fournis. Une détente du brut peut soulager les coûts de transport et l’inflation importée au Kenya, mais la volatilité reste élevée. Dans ce cadre, les investisseurs tendent souvent à privilégier les entreprises capables de défendre leurs marges grâce à des revenus récurrents et à une forte puissance de marque.
Histoires de soutien: activité boursière et évolution de l’écosystème NSE
La séance du 25 août a aussi été marquée par plusieurs annonces de la Nairobi Securities Exchange, notamment le lancement d’un Banking Sector Index, la nomination de Sterling Capital comme market maker sur le marché des dérivés NEXT, et l’arrivée prochaine d’un ETF feeder MSCI World de Satrix, selon les communiqués listés. Ces développements comptent pour Safaricom de manière indirecte: ils élargissent les outils de marché, améliorent la segmentation sectorielle et peuvent renforcer la participation des investisseurs particuliers.