Le principal moteur des marchés boursiers africains cette semaine n’a pas été une banque centrale locale ni une publication de résultats, mais le choc simultané de plusieurs matières premières: l’or a gagné 3,7% à 4.684,2 dollars l’once, tandis que le Brent a progressé de 4,0% sur la semaine à 94,46 dollars le baril. Cette double hausse a soutenu les minières sud-africaines et les pétrolières nigérianes, alors que le repli du cacao de 1,8% et du café de 10,6% a créé un contrepoids pour les valeurs agricoles cotées à Abidjan, Lagos et Nairobi.
Au-delà des mouvements de prix, la semaine du 17 au 21 août 2026 a rappelé une mécanique essentielle pour qui veut investir en Afrique: les Bourses du continent restent très sensibles aux flux mondiaux sur l’énergie, les métaux précieux et les devises. Les tensions sur le pétrole, alimentées par les gros titres internationaux sur l’Iran et les déséquilibres du marché, ont renforcé les anticipations de marges plus élevées pour les producteurs d’hydrocarbures, tandis que la hausse de l’euro face au dirham de 3,37% et face au dinar tunisien de 2,32% a aussi ravivé les questions de coûts d’importation dans les économies nettes importatrices.
Key figures
- Brent: 94,46 dollars/baril, soit +4,0% sur la semaine
- Or: 4.684,2 dollars/once, soit +3,7%
- Platine: 1.888,3 dollars, soit +3,1%
- Café: 324,9, soit
