Le vrai moteur des marchés boursiers africains cette semaine n’a pas seulement été le rebond du pétrole, mais la manière dont les devises locales ont absorbé — ou amplifié — ce choc. Avec un Brent à 93,45 dollars le baril, en hausse de 2,0% sur la séance et de 2,8% sur la semaine, le dollar a simultanément progressé face à l’EGP à 50,83 et au KES à 129,4, tout en reculant contre le ZAR à 16,1391, le MAD à 9,2478 et le TND à 2,883. Pour les investisseurs africains, cette combinaison a modifié la lecture des bénéfices futurs bien plus que le seul mouvement des matières premières.
Chiffres clés
- Brent: 93,45 $/bbl, +2,0% sur la séance, +2,8% sur la semaine
- USD/EGP: 50,83, +0,67%
- USD/NGN: 1.346,21, -0,25%
- USD/ZAR: 16,1391, -0,70%
- Or: 4.578,1 $/oz, +2,0% ; argent: 68,23 $/oz, +3,8%
Contexte de marché: le FX a dominé la bourse Afrique aujourd’hui
Sur les 7 grandes places suivies par Afrivestia, la semaine a montré une fracture nette entre marchés exportateurs de matières premières et marchés plus exposés aux importations en devises. En Afrique du Sud, le repli de 0,70% du dollar face au rand a offert un double soutien aux valeurs minières: les prix de l’or, du platine et du palladium ont progressé, tandis qu’un rand plus ferme a réduit une partie de la prime de risque importée. À l’inverse, en Égypte et au Kenya, la hausse du billet vert a ravivé les inquiétudes sur les coûts de financement et les marges des groupes dépendants des intrants importés.
