Le mouvement le plus brutal de la semaine n’est pas venu du pétrole mais du café: le contrat a chuté de 9,7% à 328,15 cents, un repli qui pèse directement sur la lecture des valeurs agricoles à Nairobi, alors que le cacao est resté orienté à la hausse de 0,5% à 5.934,0 dollars la tonne. Pour les investisseurs en bourse Afrique aujourd'hui, cette divergence entre cultures d’exportation et intrants alimentaires compte davantage qu’un simple bruit de marché, car elle modifie à la fois les revenus d’exportation, les marges industrielles et les anticipations de change sur plusieurs places africaines.
La hausse du blé de 4,7% à 695,75 cents et celle du coton de 4,3% à 87,7 cents ajoutent une deuxième couche de pression, surtout dans les marchés importateurs nets comme la Tunisie et, dans une moindre mesure, le Maroc. En parallèle, le dollar s’est apprécié face à plusieurs devises africaines, avec USD/MAD à 9,258 en hausse de 3,12%, USD/TND à 2,892 en hausse de 1,97% et USD/KES à 129,4 en hausse de 0,79%. Cette combinaison — matières agricoles plus chères et devises locales plus faibles — est généralement défavorable aux transformateurs et distributeurs qui importent leurs intrants.
Key figures
- Café: -9,7% à 328,15 cents
- Blé: +4,7% à 695,75 cents
- Coton: +4,3% à 87,7 cents
- Cacao: +0,5% à 5.934,0 dollars la tonne
