Le mouvement le plus lisible de la semaine sur les marchés boursiers africains n’est pas venu du pétrole, mais des denrées agricoles: le cacao a progressé de 3,2% à 5.719 $ la tonne, tandis que le café a chuté de 5,5% à 317,25 cents/lb et que le blé a gagné 3,9% à 654,5 cents/bushel au 12 août 2026. Pour les investisseurs en actions africaines, cette combinaison compte davantage qu’un simple tableau de prix: elle soutient les valeurs liées à la filière cacao sur la BRVM, fragilise les sociétés exposées au café à Nairobi et ravive la pression sur les coûts des groupes agroalimentaires en Tunisie.
La toile de fond macro renforce cet effet de transmission. Le Brent reste élevé à 88,69 $/baril, en hausse de 6,2% sur une semaine, dans un contexte de risques sur le détroit d’Ormuz rapportés par plusieurs analyses de marché, ce qui renchérit le fret, les engrais et l’énergie utilisés dans les chaînes agricoles. En parallèle, le dollar s’est apprécié de 2,97% face au MAD, de 2,99% face au TND et de 0,71% face au KES, alors que le XOF reste arrimé à l’euro à 655,957 pour 1 euro. Cette divergence de change crée un avantage relatif pour les producteurs de cacao de l’Union monétaire ouest-africaine, tandis qu’elle accroît la facture d’importation des marchés plus dépendants du blé ou des intrants libellés en dollars.
Chiffres clés
- Cacao: +3,2% à 5.719 $
- Café: -5,5% à 317,25 cents/lb
- Blé: +3,9% à
