Le mouvement le plus lisible de la semaine sur les matières premières agricoles n’est pas venu du pétrole, malgré un Brent encore à 79,26 dollars le baril, mais du café, en baisse de 4,2% à 310,55. Ce repli, combiné à une baisse de 1,3% du cacao à 5.848 dollars et à une hausse de 2,6% du coton à 83,22 cents, a créé des effets très différents sur les marchés boursiers africains, de la BRVM à Nairobi en passant par Tunis.
Pour les investisseurs qui suivent la bourse Afrique aujourd'hui, le point clé est simple: les valeurs agricoles ne réagissent pas toutes dans le même sens aux prix mondiaux. Une baisse du cacao peut alléger les anticipations de revenus d’exportation en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, tandis qu’une hausse du coton peut soutenir les perspectives des chaînes agricoles régionales. A l’inverse, un blé à 644,25 cents, en hausse de 0,9%, renforce la pression sur les transformateurs et les groupes de boissons exposés aux intrants céréaliers.
Key figures
- Café: 310,55 (-4,2% sur la semaine)
- Cacao: 5.848 dollars (-1,3%)
- Coton: 83,22 cents (+2,6%)
- Blé: 644,25 cents (+0,9%)
- USD/KES: 129,25 (+0,69%)
Contexte de marché: l’agriculture redevient un thème boursier sélectif
Sur le plan pan-africain, la semaine a surtout montré une divergence régionale. En Afrique de l’Ouest, la BRVM reste mécaniquement sensible au cacao via la Côte d’Ivoire, alors qu’au Kenya, la baisse du café touche davantage les anticipations sur les exportateurs et les sociétés agro-industrielles liées à la filière. En Tunisie, la hausse du blé et la fermeté de l’euro, à selon les données de marché fournies, compliquent l’équation des importateurs de matières premières.
