Le mouvement le plus net de la semaine n’est pas venu du pétrole mais du cacao, en hausse de 5,5% à 5.394 dollars la tonne, un signal important pour les marchés boursiers africains exposés à l’agriculture d’exportation. Dans le même temps, le Brent a progressé de 1,9% à 90,01 dollars le baril, tandis que l’or a tenu au-dessus de 4.108 dollars l’once, créant un trio de soutien pour les actions africaines liées à l’énergie, aux mines et aux matières premières agricoles.
Chiffres clés
- Cacao : +5,5% sur la semaine à 5.394 dollars
- Brent : +1,9% sur la semaine à 90,01 dollars/baril
- Or : +0,2% à 4.108 dollars l’once
- Platine : +0,8% à 1.664,6 dollars
- USD/EGP : +0,91% à 51,1, contre USD/ZAR -0,75% à 16,5353
Contexte de marché : les places africaines ont suivi leur exposition aux matières premières
Cette semaine du 27 au 31 juillet 2026, la hiérarchie entre places africaines s’est surtout jouée sur la composition sectorielle. Les marchés les plus sensibles à l’énergie et aux mines, notamment Johannesburg et Lagos, ont bénéficié d’un environnement de prix plus favorable que les places davantage orientées vers la consommation domestique. À l’inverse, les bourses où les sociétés cotées dépendent davantage des intrants importés ont dû composer avec un renchérissement de certaines devises européennes, en particulier un EUR/MAD en hausse de 3,77% à 10,732 et un EUR/TND en hausse de 3,35% à 3,3844.
Le tableau macro a été contrasté. D’un côté, le dollar s’est affaibli face au rand sud-africain, avec , ce qui réduit mécaniquement une partie du soutien de change pour les exportateurs miniers cotés au JSE. De l’autre, le billet vert s’est apprécié face à la livre égyptienne, avec , et face au shilling kényan, avec , ce qui alourdit le coût des importations de carburants et de matières premières pour plusieurs secteurs. Cette divergence explique pourquoi la même hausse du Brent n’a pas eu les mêmes effets de Casablanca à Nairobi.
