Le mouvement le plus lisible de la séance du 29 juillet 2026 n'est pas venu du pétrole à 90,69 dollars le baril, mais des matières premières agricoles: le café a chuté de 3,8% à 326,6, le cacao a cédé 0,6% à 5.169,0, tandis que le coton n'a gagné que 0,2% et le blé a reculé de 0,1% à 662,0. Pour les marchés boursiers africains, cette combinaison compte davantage qu'un simple tableau de prix: elle touche directement les exportateurs, les transformateurs et les groupes de consommation cotés à Abidjan, Nairobi, Tunis et Lagos.
Key figures
- Café: -3,8% à 326,6
- Cacao: -0,6% à 5.169,0
- Coton: +0,2% à 79,38
- Blé: -0,1% à 662,0
- USD/KES: +0,59% à 129,25
Contexte de marché: des matières agricoles plus décisives que le rebond du brut
Sur une semaine où le Brent reste encore en baisse de 6,3% malgré un rebond quotidien de 7,8%, la lecture sectorielle en Afrique change selon les places. Les marchés fortement exposés aux hydrocarbures, comme Lagos et Johannesburg, ont reçu un soutien mécanique via les valeurs énergétiques, mais l'histoire agricole est plus fine: la BRVM reste sensible au cacao ivoirien, Nairobi au café et au thé, et Tunis aux coûts d'importation céréaliers pour les groupes de consommation. D'après les cours fournis dans le contexte macro, les matières agricoles ont envoyé un signal de détente partielle sur les prix mondiaux, sans effacer les tensions sur les devises.
