Le mouvement le plus important de la séance du 27 juillet 2026 n’est pas venu d’un indice africain, mais du baril: le Brent a chuté de 8,6% sur la journée à 88,49 dollars, ramenant sa baisse hebdomadaire à 5,9%. Pour les marchés boursiers africains, cette correction rebat immédiatement les cartes entre producteurs cotés, surtout au Nigeria et en Afrique du Sud, et économies importatrices comme le Maroc, la Tunisie ou le Kenya, où la détente sur le brut est partiellement neutralisée par des devises plus faibles face au dollar.
Cette baisse intervient alors que le dollar reste un facteur de transmission central. Le USD/MAD a grimpé de 3,05% à 9,3722, le USD/TND de 2,90% à 2,962 et le USD/KES de 0,69% à 129,4, ce qui réduit mécaniquement le gain pour les importateurs d’énergie. À l’inverse, le USD/NGN a reculé de 0,75% à 1.360,78 et le USD/ZAR de 0,37% à 16,7542, amortissant une partie du choc pour les producteurs et raffineurs cotés sur la NGX et la JSE. Autrement dit, le pétrole a baissé en dollars, mais son effet boursier en Afrique dépend cette semaine autant du change que du brut lui-même.
Key figures
- Brent: 88,49 $/baril, soit -8,6% sur la séance
- Baisse hebdomadaire du Brent: -5,9%
- USD/MAD: +3,05% à 9,3722
- USD/TND: +2,90% à 2,962
- USD/NGN: -0,75% à 1.360,78
