Le mouvement le plus important de la semaine sur les matières premières agricoles n’est pas venu d’un seul produit, mais d’un écart de performance de près de 8,7 points entre le blé, en hausse de 4,2% à 706,25 cents le boisseau, et le cacao, en baisse de 4,5% à 5.353 dollars la tonne. Pour les marchés boursiers africains, cet écart a immédiatement redessiné la hiérarchie entre exportateurs agricoles, transformateurs alimentaires et groupes exposés aux importations, dans un contexte où le dollar s’est apprécié de 3,73% face au dirham à 9,3836 MAD et de 2,12% face au dinar tunisien à 2,9275 TND.
Cette divergence compte davantage en Afrique qu’ailleurs, car plusieurs places cotées restent directement branchées sur les chaînes de valeur agricoles. La BRVM reflète l’économie cacaoyère ivoirienne, Nairobi reste sensible au café et au thé, tandis que Tunis réagit vite aux coûts des intrants importés, notamment les céréales. Pour qui cherche à investir en Afrique, la semaine du 22 juillet 2026 rappelle qu’une variation de quelques points sur Chicago ou New York peut se transmettre, avec un décalage parfois court, aux marges, aux flux de trésorerie et aux valorisations locales.
Key figures
- Blé : +4,2% à 706,25 cents le boisseau
- Cacao : -4,5% à 5.353 dollars la tonne
- Café : -4,2% à 318,05 cents la livre
- Coton : +3,0% à 81,36 cents la livre
- USD/MAD : +3,73% ; USD/TND : +2,12%
