LafargeHolcim Maroc (LHM) a éclipsé l'ensemble des marchés mercredi 11 mars 2026, son titre bondissant de 9,9% à 1 759,0 MAD après l'annonce d'une proposition de dividende par action (DPA) de 96 MAD pour l'exercice 2025, en hausse de 37,1% par rapport aux 70 MAD versés en 2024. Cette explosion haussière a entraîné l'indice MASI dans son sillage, le faisant gagner 1,51% à 17 157,05 points, bien que la place de Casablanca conserve un recul cumulé de 8,96% depuis le début de l'année.
Contexte de marché : le MASI 20 surperforme
L'indice MASI 20, qui regroupe les valeurs les plus liquides, a affiché une performance supérieure au benchmark général avec une progression de 1,99% à 1 309,94 points, tandis que le MASI Mid and Small Cap peinait à suivre le mouvement, n'avançant que de 0,09% à 1 735,59 points. La largeur du marché restait favorable avec 37 valeurs en hausse contre 23 en baisse et 5 inchangées, sur un total de 65 sociétés cotées. L'indice MASI ESG, reflet des critères environnementaux et sociaux, a particulièrement brillé avec un gain de 1,74% à 1 180,11 points, suggérant un appétit renouvelé pour les émetteurs affichant une gouvernance solide.
Le contexte macroéconomique international a toutefois dessiné des vents contraires pour les exportateurs marocains. Le cross EUR/MAD s'est apprécié de 2,92% à 10,825, renforçant la pression sur les marges des industriels dépendants des marchés européens, tandis que le USD/MAD reculait de 0,36% à 9,3666. Sur le front énergétique, le Brent se négociait à 88,45 dollars le baril, en hausse de 0,7% sur la séance mais en recul de 4,6% sur la semaine, un mouvement favorable aux importateurs d'énergie du royaume.
LafargeHolcim : des résultats records et une politique de dividende agressive
Le Conseil d'Administration de LafargeHolcim Maroc a validé des résultats annuels 2025 solides, avec un , en progression de 9,6% par rapport à l'exercice précédent. Le résultat net consolidé a grimpé de , traduisant une amélioration significative de la rentabilité opérationnelle malgré un environnement inflationniste persistant. Cette performance traduit la résilience du secteur de la construction au Maroc, soutenu par les programmes d'infrastructures gouvernementaux et la reprise de l'activité immobilière dans les grandes métropoles.
