Le mouvement le plus lisible de la semaine sur les matières premières agricoles n’est pas venu du pétrole, pourtant encore à 84,33 dollars le baril, mais du blé, en hausse de 7,6%, et du cacao, en progression de 4,5% au 15 juillet 2026. Pour les marchés boursiers africains, ce double choc ne raconte pas la même histoire: le cacao soutient les producteurs et transformateurs exposés à l’Afrique de l’Ouest, tandis que le blé renchérit immédiatement les coûts des groupes agroalimentaires importateurs, en particulier en Tunisie.
Chiffres clés
- Blé: +7,6% à 679,5
- Cacao: +4,5% à 5.917,0
- Coton: +3,2% à 82,13
- Café: -3,8% à 324,5
- USD/KES: +0,85% à 129,3
Contexte de marché: les matières agricoles reprennent la main sur la bourse Afrique aujourd’hui
Sur les 7 places suivies par Afrivestia, la semaine a montré une fracture nette entre marchés exportateurs de commodités agricoles et marchés dépendants d’intrants importés. À la BRVM, où la Côte d’Ivoire reste le premier producteur mondial de cacao, la hausse de 4,5% du contrat cacao améliore mécaniquement la lecture des dossiers liés aux plantations et à la transformation, même si la transmission boursière n’est jamais instantanée. À l’inverse, à la BVMT, la remontée du blé à 679,5 accroît la pression sur les marges des industriels de la consommation, surtout quand les devises européennes se tendent: l’euro gagne 2,56% face au dinar tunisien à 3,3672 TND.
Cette divergence est importante pour investir en Afrique, car elle rappelle qu’une même hausse des matières premières peut créer des gagnants et des perdants selon la structure de coûts, l’exposition export et la devise de facturation. Le cacao et le coton sont majoritairement des histoires de revenus en Afrique de l’Ouest, alors que le blé est d’abord une histoire de facture d’importation en Afrique du Nord. Le café, lui, recule de , ce qui allège théoriquement la pression sur certains acheteurs, mais réduit aussi le potentiel de revenus des exportateurs kényans si la baisse se prolonge.
