Le choc de la semaine sur les marchés boursiers africains est venu du pétrole: le Brent a terminé à 82,67 dollars le baril, en hausse de 8,8% sur la séance et de 6,0% sur la semaine. Pour les investisseurs exposés aux actions africaines, le message est clair: la remontée du brut améliore mécaniquement les perspectives de revenus des producteurs cotés au Nigeria et en Afrique du Sud, tout en renchérissant la facture énergétique des places importatrices comme Casablanca, Tunis et Nairobi.
Chiffres clés
- Brent: 82,67 dollars/baril (+8,8% sur la séance, +6,0% sur la semaine)
- USD/NGN: 1.378,35 (+0,09%)
- USD/EGP: 50,17 (+1,19%)
- USD/ZAR: 16,444 (+0,79%)
- USD/KES: 129,19 (+0,73%)
Le pétrole redevient le principal moteur transversal de la bourse Afrique aujourd'hui
Le mouvement du Brent a dominé la hiérarchie des facteurs macro cette semaine, devant l’or, en baisse de 2,6% à 3.998,4 dollars, et le gaz naturel, en recul de 1,7% à 2,89 dollars. Selon les gros titres de marché cités dans le flux global, Trafigura estime que le marché pétrolier présente un déficit proche de , un chiffre qui a ravivé le scénario d’un marché physique plus tendu que ne le suggéraient encore les prix il y a quelques semaines. Cette lecture explique pourquoi les valeurs pétrolières africaines ont davantage réagi que les minières aurifères ou platinoïdes, malgré le poids structurel de ces secteurs sur le JSE.
