Le mouvement le plus net de la semaine sur les marchés agricoles n’est pas venu du blé, quasi stable à 608,5 cents le boisseau, mais du cacao, en hausse de 6,6% à 6.039 dollars la tonne. Pour les marchés boursiers africains, ce rebond compte davantage qu’un simple signal de matières premières: il touche directement la BRVM, où la Côte d’Ivoire — premier producteur mondial — pèse sur les anticipations de revenus agricoles, et il rejaillit aussi sur Lagos, Nairobi et Tunis via les marges des transformateurs, exportateurs et groupes agroalimentaires.
Le contraste avec le café, en baisse de 5,4% à 313,6 cents la livre, et le coton, en hausse de 4,3% à 80,22 cents, dessine une carte plus nuancée de la bourse Afrique aujourd’hui. Les devises ajoutent une deuxième couche d’analyse: le dollar a progressé de 0,73% face au shilling kényan à 129,24 KES, de 0,54% face au naira à 1.374,6 NGN, et de 2,58% face au dinar tunisien à 2,9385 TND, ce qui améliore mécaniquement la valeur locale des recettes d’exportation libellées en dollars, mais renchérit aussi les intrants importés.
Chiffres clés
- Cacao: +6,6% à 6.039 dollars la tonne
- Café: -5,4% à 313,6 cents la livre
- Coton: +4,3% à 80,22 cents la livre
- USD/KES: +0,73% à
