Le mouvement le plus net de la semaine n’est pas venu du pétrole, en baisse de 2,0% sur la séance à 71,43 dollars le baril, mais des matières premières agricoles: le coton a bondi de 8,0% à 77,98 cents, le blé a gagné 3,4% à 600,25 cents et le cacao 1,5% à 5.076 dollars. Pour les marchés boursiers africains, cette hiérarchie compte: elle favorise les producteurs et transformateurs exposés au cacao en Afrique de l’Ouest, améliore la lecture sectorielle sur certaines valeurs agricoles, mais complique l’équation de marge pour les groupes dépendants des céréales importées.
Sur une semaine où l’or a encore pris 1,5% à 4.084,4 dollars et où le dollar s’est légèrement replié face au naira à 1.372,61 NGN (-0,51%) et à la livre égyptienne à 49,04 EGP (-0,26%), les investisseurs ont surtout dû arbitrer entre deux forces contraires: des prix agricoles plus élevés pour les exportateurs africains, et des coûts d’approvisionnement plus lourds pour les industriels agroalimentaires. C’est ce double effet qui structure la bourse Afrique aujourd’hui, bien plus qu’un simple commentaire sur les contrats à terme de Chicago ou de New York.
Key figures
- Coton: +8,0% à 77,98 cents
- Blé: +3,4% à 600,25 cents
- Cacao: +1,5% à 5.076 dollars
- Café: +1,1% à 314,6 cents
- Brent: 71,43 dollars, sur la semaine
