Le mouvement le plus lisible de la séance du lundi 29 juin 2026 n’est pas venu d’un indice africain, mais du baril: le Brent a progressé de 2,8% sur la journée à 74,0 dollars, tout en restant presque stable sur une base hebdomadaire avec +0,3%. Ce décalage entre rebond quotidien et tendance hebdomadaire encore modérée explique pourquoi les marchés boursiers africains ont réagi de façon sélective: les producteurs cotés au Nigeria et en Afrique du Sud retrouvent un soutien de court terme, tandis que les places importatrices comme Casablanca, Tunis et Nairobi doivent déjà intégrer un risque de coûts plus élevés.
Key figures
- Brent: 74,0 $/bbl, soit +2,8% sur la séance et +0,3% sur la semaine
- USD/NGN: 1.377,96, en hausse de 0,24%
- USD/KES: 129,42, en hausse de 0,69%
- USD/TND: 2,9475, en hausse de 0,46%
- USD/ZAR: 16,4013, en baisse de 0,61%
Le pétrole redevient un moteur boursier, mais pas pour tout le continent
Le point de départ est macroéconomique. Selon les gros titres globaux fournis dans le contexte de marché, la poursuite des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran a d’abord pesé sur le pétrole via l’idée d’un risque géopolitique moins aigu autour du détroit d’Hormuz. Mais dans le même temps, les alertes sur la baisse des stocks pétroliers américains ont rappelé qu’un marché physique plus tendu peut rapidement remettre une prime de risque dans les cours. Résultat: un Brent à reste loin des pics de crise, mais suffisamment élevé pour modifier la lecture sectorielle sur plusieurs bourses africaines.
