Le signal le plus net de la semaine n’est pas venu d’un indice, mais du baril: le Brent a reculé de 6,8% sur la semaine à 72,6 dollars, effaçant une partie de la prime géopolitique liée au détroit d’Hormuz, tandis que l’or a gagné 1,5% à 4.091,4 dollars et le platine 2,8% à 1.646,3 dollars. Pour les marchés boursiers africains, cette combinaison a créé une ligne de fracture claire: pression sur les valeurs pétrolières à Lagos, soutien aux minières et aux platinoïdes à Johannesburg, et effets plus diffus via les devises à Casablanca, Tunis, Abidjan, Le Caire et Nairobi.
Key figures
- Brent: 72,6 $/bbl, soit -3,5% sur la séance et -6,8% sur la semaine
- Or: 4.091,4 $/oz, soit +1,5% sur la semaine
- Platine: 1.646,3 $/oz, soit +2,8% sur la semaine
- USD/ZAR: 16,4628, en baisse de 0,61%
- USD/NGN: 1.377,96, en hausse de 0,32%
Contexte de marché: une Afrique boursière coupée en deux par les matières premières
Cette semaine de bourse Afrique aujourd’hui a montré une divergence régionale plus forte que d’habitude. D’un côté, la Bourse de Johannesburg a bénéficié d’un cocktail favorable: hausse de l’or, du platine et du palladium, avec un palladium en hausse de 3,0% à 1.215,5 dollars et un rand plus ferme, le . De l’autre, la NGX à Lagos a dû absorber la baisse du pétrole, alors même que le , ce qui renchérit les coûts importés et complique la lecture des marges pour les groupes exposés au raffinage, à la distribution et à l’énergie.
