Le marché actions marocain a terminé la semaine du 1er au 5 juin 2026 sur une note légèrement négative, mais la baisse du MASI à 18.519,03 points, soit -0,24%, masque une rotation plus nette entre segments. Les grandes capitalisations ont mieux résisté que les petites et moyennes valeurs, alors que le MASI Mid and Small Cap a perdu 0,70% et que plusieurs détachements de dividendes ont mécaniquement pesé sur les cours de début de semaine.
Cette configuration est importante pour lire la bourse Casablanca aujourd’hui: le repli hebdomadaire n’a pas été provoqué par une dégradation brutale du risque macro local, mais par un mélange de facteurs techniques et sectoriels. D’un côté, le recul de Brent à 93,0 dollars le baril, en baisse de 2,1% sur la semaine, allège en théorie la facture énergétique d’un Maroc importateur net. De l’autre, la hausse de l’EUR/MAD à 10,663, soit +3,05%, renchérit une partie des importations et peut rogner les marges des groupes exposés aux achats en euro, ce qui a limité l’effet positif de la détente pétrolière.
Contexte de marché: un MASI en retrait, une largeur de marché dégradée
Le tableau d’ensemble reste celui d’un marché sans impulsion franche. Le MASI 20 a cédé 0,11% sur la séance de vendredi et affiche désormais -11,13% depuis le début de l’année, contre -1,74% pour le MASI et +8,19% pour le MASI ESG. Cet écart de performance montre que la concentration sectorielle de la cote continue de jouer: les grandes pondérations n’ont pas retrouvé un moteur homogène, tandis que certains dossiers de qualité extra-financière résistent mieux.
La largeur de marché confirme cette prudence. Sur 80 valeurs cotées, on a compté 21 hausses, 35 baisses et 24 titres inchangés. Autrement dit, près de 44% des valeurs ont reculé, contre seulement 26% en hausse. Dans une , ce type de breadth est souvent le signe d’un marché tenu par quelques poches défensives plutôt que par un rallye large et auto-entretenu.
