Le mouvement le plus lisible de la semaine pour les marchés boursiers africains ne vient pas du pétrole, malgré un Brent à 97,9 dollars le baril en hausse de 6,4% sur cinq jours, mais des matières premières agricoles. Le blé a reculé de 2,8% à 586,25 cents, le cacao a cédé 1,7% à 4.037 dollars, le café a perdu 2,5% à 252,65 cents et le coton a glissé de 0,6% à 76,58 cents, reconfigurant en quelques séances les perspectives de coûts et de revenus de plusieurs valeurs cotées entre Abidjan, Tunis et Nairobi.
Cette détente agricole intervient alors que les devises africaines ont évolué de façon contrastée le 3 juin 2026. Le dollar s’est apprécié de 3,59% face au dirham à 9,216 MAD, tandis que le naira s’est renforcé de 0,92% à 1.357,47 NGN par dollar et que le shilling kényan s’est affaibli de 0,79% à 129,45 KES. Pour les sociétés cotées, l’effet n’est pas neutre: une baisse du blé ou du cacao n’améliore pas mécaniquement les marges si la devise locale se déprécie face au dollar, devise de facturation dominante sur les marchés agricoles.
Key figures
- Blé: -2,8% à 586,25 cents
- Cacao: -1,7% à 4.037 dollars
- Café: -2,5% à 252,65 cents
- Coton: -0,6% à 76,58 cents
- USD/KES: +0,79% à 129,45
