Le pétrole a repris le devant de la scène ce lundi 1er juin 2026: le Brent a progressé de 3,1% sur la séance à 94,9 dollars le baril, tout en restant limité à +0,7% sur une semaine marquée par une forte volatilité mondiale. Pour les marchés boursiers africains, ce mouvement n’a pas eu un effet uniforme: il a soutenu les producteurs et distributeurs d’hydrocarbures cotés au Nigeria et, dans une moindre mesure, en Afrique du Sud, tout en ravivant les inquiétudes sur les coûts d’importation et les marges dans les pays importateurs nets comme le Maroc, la Tunisie et le Kenya.
Contexte de marché: le pétrole redevient un facteur de dispersion
La hausse du Brent intervient dans un environnement macro encore nerveux. Les gros titres mondiaux évoquent à la fois un choc géopolitique au Moyen-Orient, des barrières commerciales qui perturbent les flux de matières premières, et un débat persistant sur une trajectoire plus baissière du pétrole en 2026. Cette contradiction explique une partie de la réaction des places africaines: les investisseurs ont traité le mouvement du jour comme un soutien tactique aux valeurs énergétiques, sans oublier que le marché pétrolier reste exposé à des retournements rapides, comme l’a montré la chute hebdomadaire de 11% mentionnée dans les flux internationaux.
Les devises ont amplifié ces écarts entre places. Le USD/NGN a reculé de 0,47% à 1.366,8, ce qui atténue légèrement le coût des importations de carburants au Nigeria, mais améliore aussi la lisibilité des revenus en dollars pour les producteurs locaux. En revanche, le USD/KES a progressé de 0,81% à 129,55 et le USD/TND de 0,99% à 2,9135, deux mouvements qui renchérissent mécaniquement la facture énergétique des économies importatrices. Au Maroc, le est resté presque stable à (+), mais l’ a bondi de à , un signal important pour les groupes exposés aux achats en devises et aux coûts logistiques, selon les tendances suivies par les opérateurs de marché.
