Le mouvement le plus important de la semaine n’est pas venu des indices, mais du baril: le Brent a reculé de 8,6% sur la semaine à 91,02 dollars, un repli assez brutal pour modifier la hiérarchie sectorielle de Lagos à Johannesburg. En parallèle, l’or a progressé de 2,0% à 4 587,8 dollars l’once, offrant un contrepoids immédiat aux valeurs minières sud-africaines au moment où les producteurs d’hydrocarbures perdaient de l’élan.
Key figures
- Brent: 91,02 $/bbl, soit -8,6% sur la semaine
- Or: 4 587,8 $/oz, soit +2,0%
- Cacao: 3 901 $, soit -4,8%
- USD/ZAR: 16,2329, soit -0,83% pour le dollar
- USD/NGN: 1 369,9, soit -0,26% pour le dollar
Contexte de marché: les matières premières reprennent la main
Sur les marchés boursiers africains, la semaine du 25 au 29 mai 2026 a surtout confirmé une idée simple: quand les matières premières bougent de 3% à 9% en quelques séances, les places les plus exposées réagissent d’abord par secteur, ensuite par indice. Selon les gros titres macro fournis dans le contexte global, la détente des prix du pétrole a été alimentée par la poursuite des discussions américano-iraniennes et par un ton plus baissier sur les perspectives 2026 du Brent. Ce point est crucial pour l’Afrique: un baril plus faible allège la facture énergétique des pays importateurs comme le Maroc, la Tunisie ou le Kenya, mais réduit mécaniquement l’attrait relatif des producteurs cotés au Nigeria et en Afrique du Sud.
