Le signal le plus clair de la semaine n’est pas venu du pétrole, malgré un Brent à 105,03 dollars le baril en baisse de 5,6% sur la séance, mais des matières premières agricoles. Le blé a cédé 1,3% à 658,5 cents, le cacao 1,6% à 3.845 dollars, le café 0,7% à 268,35 cents et le coton 1,1% à 81,45 cents, un cocktail qui a directement pesé sur plusieurs actions africaines exposées aux chaînes agro-industrielles, de la BRVM à Nairobi en passant par Tunis.
Dans les marchés boursiers africains, cette détente des prix agricoles a créé une ligne de fracture plus nette que la baisse de l’énergie: les places les plus liées aux exportations de cacao et de café ont vu leur segment agroalimentaire perdre en attrait relatif, tandis que les importateurs nets de céréales ont bénéficié d’un soulagement sur les coûts. C’est particulièrement visible entre la BRVM, où la Côte d’Ivoire reste le premier producteur mondial de cacao, la Bourse de Nairobi, sensible au café, et la BVMT, où les groupes de consommation suivent de près l’évolution du blé et des devises.
Key figures
- Blé: 658,5 cents, en baisse de 1,3%
- Cacao: 3.845 dollars, en recul de 1,6%
- Café: 268,35 cents, en baisse de 0,7%
- Coton: 81,45 cents, en repli de 1,1%
- , en hausse de
